Depuis la soirée du dimanche 4 janvier 2026, le Cap-Haïtien, dans le Grand Nord d’Haïti, est plongé dans une situation critique provoquée par des pluies torrentielles et ininterrompues. Jusqu’au lundi matin, aucun répit météorologique n’a été observé : le ciel demeure lourd et gris, et les averses se succèdent sans interruption.
Les principales artères de la ville sont désormais submergées, transformées en véritables cours d’eau. La circulation est totalement paralysée, contraignant commerces et administrations à suspendre leurs activités. Dans plusieurs quartiers, l’eau s’est infiltrée dans les maisons, les marchés et les espaces publics, laissant de nombreuses familles confinées, parfois incapables de se déplacer ou de s’approvisionner.
Une fois de plus, ces inondations mettent à jour les failles structurelles de la ville, notamment l’absence de systèmes de drainage efficaces. À chaque épisode pluvieux d’envergure, le même constat s’impose : des infrastructures insuffisantes, une population exposée et peu de mesures préventives visibles.
Pour les ménages les plus vulnérables, les conséquences sont lourdes : pertes de biens, insécurité sanitaire et anxiété permanente. Alors que la pluie continue de tomber, l’attention se tourne vers les autorités locales, appelées à intervenir rapidement et à mettre en œuvre des solutions durables afin de prévenir la répétition de ce type de catastrophe.
Les habitants du Cap-Haïtien, habitués à ces épisodes extrêmes, appellent une nouvelle fois à une gestion urbaine plus efficace, avec des canaux de drainage rénovés, un entretien régulier des rues et une planification urbaine adaptée aux risques climatiques. L’urgence est désormais double : protéger la population dans l’immédiat et bâtir des infrastructures capables de résister aux intempéries à long terme.
La rédaction Levoiciinfonews



