Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, est monté au créneau ce mercredi 14 janvier 2026 lors de l’émission Espace-Vérité sur la radio Sans Fin (RSF) 92.3, Animée par Gilbert Cicéron, Danio Daniel.
Contre le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andresol, qu’il accuse de le dénigrer dans les médias. Selon Espérance, cette démarche serait une manœuvre motivée par la nostalgie et la vexation, Andresol instrumentalisant son nom pour dissimuler un bilan jugé inexistant à la tête de l’appareil sécuritaire.
Selon Pierre Espérance, Mario Andresol resterait étroitement lié à Guy Philippe ainsi qu’à la coalition Viv Ansanm. Il affirme que, durant la période où Andresol occupait des fonctions clés au sein de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ce dernier aurait entretenu des relations étroites avec Guy Philippe, allant jusqu’à lui transmettre des informations sensibles, alors même qu’un mandat d’arrêt international émis par les autorités américaines pesait sur l’ancien sénateur. Des accusations que Pierre Espérance qualifie de graves, les présentant comme le reflet d’un passé jamais assumé par le responsable sécuritaire.
Le défenseur des droits humains affirme également que Djimmy Chérisier, alias “Barbecue”, aurait intégré la Police nationale d’Haïti à une période où Mario Andresol exerçait une influence directe sur l’institution. Pour Pierre Espérance, ces faits s’inscrivent dans une continuité inquiétante, illustrant selon lui une proximité persistante entre certains hauts responsables et les réseaux criminels.

Pierre Espérance évoque également les cas de Pacot, Canapé-Vert et Christ-Roi, qu’il présente comme des tournants révélateurs. Il affirme que Mario Andresol aurait souhaité la chute de ces quartiers stratégiques afin de renforcer l’influence de Viv Ansanm, permettant ainsi à cette coalition criminelle de gagner davantage de terrain. Selon lui, cette attitude traduirait une complaisance inquiétante face à l’expansion des gangs dans des zones jusque-là considérées comme symboles de résistance.
Dressent un bilan sévère de l’action de Mario Andresol, Pierre Espérance soutient qu’après un an à la tête de la sécurité publique, aucun résultat tangible n’aurait été obtenu. Il affirme que le secrétaire d’État disposerait de moyens financiers conséquents alloués au renseignement, sans que cela ne se traduise par une amélioration concrète de la situation sécuritaire. Il va jusqu’à évoquer une absence quasi totale du responsable dans les structures opérationnelles de la police.
L’ancien responsable de la DCPJ et ex-directeur général de la PNH est également accusé de n’avoir jamais procédé à l’arrestation de trafiquants de drogue durant ses différents passages à la tête des institutions sécuritaires. Pour Pierre Espérance, cette absence de résultats remet en cause la crédibilité des discours actuels de Mario Andresol.
Réagissant aux déclarations du secrétaire d’État à la Sécurité publique sur une station de radio, selon lesquelles Pierre Espérance, présenté comme un homme puissant, se serait opposé à la convocation du policier Samuel, le directeur exécutif du RNDDH rejette catégoriquement ces allégations. Il affirme n’avoir entravé aucune procédure, précisant s’être limité à alerter la direction générale de la Police nationale d’Haïti sur les risques susceptibles de découler d’une telle convocation dans un contexte sécuritaire particulièrement volatile.
Pour Pierre Espérance, les sorties médiatiques de Mario Andresol s’inscrivent dans une stratégie politique visant à se repositionner à l’approche de l’échéance du 7 février, plutôt qu’à rendre compte de son action gouvernementale. Il accuse le secrétaire d’État de chercher à se forger une image d’homme fort, tout en évitant de présenter un bilan crédible de son travail.
En conclusion, Pierre Espérance qualifie Mario Andresol de figure issue d’un système mafieux, l’accusant de corruption et de manipulation de l’opinion publique. Selon lui, faute de résultats concrets, le responsable sécuritaire aurait choisi l’attaque personnelle comme diversion politique.
La rédaction Levoiciinfonews












