À l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) des regroupements politiques s’unissent et exigent que la prochaine transition soit dirigée par un juge à la cour de cassation.


L’Initiative du 24 avril 2025, dirigée par Jean Renel Sénatus l’Opposition plurielle de Jeantel Joseph, le Grand Bloc du Peuple (GBP), l’Accord Karibe, DEHFI et MP-18, tous forment un front commun. Ils réclament, en effet, la désignation d’un juge à la Cour de cassation pour assurer la transition, ainsi que la nomination d’un nouveau Premier ministre. Ces regroupements rejettent toute l’idée de maintenir le CPT après le 7 Février.
Lors de la présentation de leur protocole, Sénatus a insisté sur le caractère large et unitaire du mouvement, regroupant plus d’une centaine de partis et d’organisations de la société civile. Il a dénoncé l’échec du CPT et du gouvernement de Fils-Aimé à répondre à la crise humanitaire, sécuritaire et sociale qui frappe Haïti : « La récréation est terminée. Après le 7 février, il faudra passer à quelque chose de sérieux », a-t-il martelé.
Les autres instigateurs, comme Annibal Coffy du GBP et Jeantel Joseph de l’Opposition plurielle, ont mis en avant la feuille de route de l’accord, qui prévoit l’ouverture à d’autres structures, l’organisation de pourparlers et une conférence nationale des acteurs pour encadrer la passation du pouvoir. Ils insistent sur le fait que ce plan est déterminé et concret, contrairement à la transition actuelle qu’ils jugent inefficace et sans projet.
En conclusion, ils annoncent qu’ils fouleront le macadam la semaine prochaine jusqu’à 7 Février en vue de faire pression sur les autorités et faire valoir leurs revendications.












