À quelques jours du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Collectif Défenseurs Plus critique vivement le caractère peu inclusif du « dialogue inter-haïtien » tenu du 1er au 3 février à l’hôtel Montana.
Dans une note publiée le 4 février, l’organisation de défense des droits humains déplore l’absence quasi totale des femmes et des jeunes dans ces discussions jugées déterminantes pour l’avenir politique du pays. Selon elle, cette exclusion constitue une violation des principes constitutionnels, notamment du quota de 30 % de femmes prévu à l’article 17.1 de la Constitution.
Le Collectif estime qu’un dialogue mené sans les femmes et les jeunes ne peut répondre à la crise multidimensionnelle que traverse Haïti et risque de reproduire les schémas d’exclusion à l’origine de l’instabilité actuelle.
Face à cette situation, Défenseurs Plus appelle les autorités de transition à intégrer immédiatement des représentantes d’organisations de femmes et des leaders de jeunesse dans les mécanismes de concertation, rappelant que la légitimité de la transition dépend de sa capacité à refléter la diversité de la société haïtienne.
La rédaction Levoiciinfonews













