Le parti politique Élan Démocratique pour la Majorité (EDEM) a exprimé, le lundi 9 février 2026, sa préoccupation face à ce qu’il qualifie de soutien de la communauté internationale à l’imposition d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête de l’exécutif, en dehors du cadre légal et sans accord politique inclusif.
Dans une note de conjoncture, EDEM rappelle que la communauté internationale avait jusque-là encouragé le dialogue et la concertation entre les secteurs nationaux pour sortir le pays de la crise, avant de soutenir une solution jugée unilatérale, en rupture avec les principes de légalité et de consensus politique.
Le parti dresse par ailleurs un bilan jugé alarmant après vingt-deux mois de gouvernance, marqué notamment par la persistance des enlèvements, la corruption, l’impunité, l’insécurité généralisée et l’aggravation de la précarité alimentaire, estimant que ces réalités contredisent les promesses avancées.
Fort de plusieurs décennies d’observation de la vie politique haïtienne, EDEM affirme que l’État demeure confisqué par des groupes restreints, au détriment de l’intérêt général, et appelle le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à tirer les leçons de l’histoire afin d’éviter des orientations jugées risquées pour le pays.
Le parti réaffirme que la réussite de la transition passe par trois axes fondamentaux : un dialogue inclusif avec toutes les forces vives, l’instauration d’une bonne gouvernance et l’organisation d’élections crédibles dans un climat de sécurité, conditions qu’il juge indispensables au rétablissement de la stabilité nationale.
La rédaction Levoiciinfonews





