Le 10 février 2026, l’avocat et patriote engagé Jean Barnave Chéron a adressé une lettre ouverte au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans ce texte, il dénonce l’échec du Conseil présidentiel de transition (CPT) et critique sévèrement la gouvernance actuelle, qu’il juge illégitime et impopulaire.

L’avocat Jean Barnave Chéron rappelle qu’il avait, dès l’installation du CPT en avril 2024, exprimé ses réserves sur la légitimité de cette instance. Malgré son opposition initiale, il avait accepté de lui accorder le bénéfice du doute, espérant un sursaut pour sauver un pays « en agonie ». Vingt-deux mois plus tard, il constate un bilan désastreux avec une insécurité persistante, corruption, absence de résultats tangibles.
Le juriste engagé souligne que le spectacle offert lors de la fin de mandat du CPT, lors des trois journées d’assises à Montana, fut « indigne et révoltant », assimilant la sortie des conseillers à une liquidation de marchandises sur un marché ambulant.
Au cœur de sa critique, l’avocat Jean Barnave Chéron s’attaque au décret du 1er décembre 2025 sur l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de justice. Selon lui, ce texte constitue un « brevet d’impunité » pour les responsables politiques accusés de dilapidation des fonds publics. Il appelle le Premier ministre à retirer ce décret, qu’il considère comme un symbole d’injustice et d’indignité.
L’auteur de la lettre accuse le chef du gouvernement d’avoir été « imposé sous la menace des bateaux et avions de guerre », et l’exhorte à gouverner pour les Haïtiens plutôt que pour des intérêts étrangers. Il insiste sur la nécessité de rendre des comptes à la nation et de mettre fin à l’indifférence de l’État face aux violences qui ensanglantent la capitale.
Malgré la sévérité de ses critiques, Jean Barnave Chéron dans sa lèttres ouverte au locataire de la primature formule des pistes pour redonner espoir notamment la restauration de la sécurité et débloquer les routes nationales, garantir des élections crédibles où « chaque vote compte et chaque voix est respectée » En outre, renforcer le ministère des Sports afin de valoriser les talents de la jeunesse haïtienne, capables selon lui d’étonner le monde par leurs exploits.
En somme, la lettre se conclut sur une alternative claire en soulignant que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé peut « écrire son nom en lettres d’or » dans l’histoire du pays en redressant la nation, ou « sortir par la petite porte de l’histoire » en poursuivant sur la voie de l’échec.
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