Le Collectif 4 Décembre 2013 appelle ce mercredi 11 février 2026 le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à instaurer une Chambre de Contrôle de la Transition (CCT). Il estime que la nouvelle configuration du pouvoir nécessite un mécanisme formel de régulation démocratique.
Dans une correspondance signée par son coordonnateur général, Jean-Robert Argant, et adressée au chef du gouvernement, le Collectif souligne que le retrait du Conseil Présidentiel de la Transition a mis fin au dispositif exécutif bicéphale. Le pays se retrouve désormais sous une gouvernance monocéphale. Selon les signataires, cette évolution crée une situation institutionnelle exceptionnelle.
Le Collectif rappelle que l’absence prolongée d’institutions constitutionnelles fonctionnelles fragilise l’équilibre des pouvoirs. Il évoque également une crise de confiance persistante entre l’État et la population. Dans ce contexte, l’organisation juge indispensable l’instauration d’un organe de contrôle indépendant.
La proposition de Chambre de Contrôle de la Transition avait déjà été rendue publique le 22 janvier 2026. Elle a été élaborée en collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, dont l’Ordre des défenseurs des droits de l’Homme. Les initiateurs affirment qu’il s’agit d’une démarche structurelle et non conjoncturelle.
Selon le Collectif, la concentration des responsabilités exécutives entre les mains d’une seule autorité comporte des risques. Il évoque notamment les dangers liés à l’absence de contrepoids institutionnels formels. La création de la CCT est présentée comme une exigence politique et morale.
La future Chambre aurait pour mission d’assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale. Elle viserait à renforcer la transparence et à limiter les zones d’opacité dans la gestion publique. Les promoteurs estiment qu’un tel dispositif contribuerait à la lutte contre la corruption.
Au-delà du contrôle, la CCT servirait d’espace de dialogue entre l’exécutif et les forces vives de la nation. Elle permettrait, selon le Collectif, de prévenir les tensions sociales et de consolider la légitimité des décisions publiques. Les signataires invitent le Premier ministre à faire le choix d’un encadrement institutionnel renforcé pour la période de transition.
La rédaction Levoiciinfonews






