Le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) a exprimé, le jeudi 12 février 2026, son inquiétude face au ralentissement des opérations menées par la Police nationale d’Haïti (PNH) contre les groupes armés, alors que ces interventions étaient quasi quotidiennes en décembre 2025. Dans un contexte sécuritaire déjà fragile, le syndicat appelle à des actions fermes et soutenues afin de libérer la population de l’emprise des gangs.
Dans une note, le syndicat indique que la baisse d’intensité des opérations aurait déjà favorisé une recrudescence des enlèvements dans certaines zones résiduelles de la région métropolitaine de Port-au-Prince depuis le début de l’année 2026. Il estime que cette situation traduit un manque de stratégie cohérente et appelle les autorités à renforcer immédiatement la présence policière sur le terrain, notamment en réduisant les détachements affectés à la protection d’anciens dignitaires et à des missions jugées non prioritaires.
Le SPNH-17 demande en particulier au directeur général de la PNH, Vladimir PARAISON, de redéployer les effectifs mobilisés dans des services de protection prolongée, affirmant que plus de 60 % des forces seraient immobilisées dans des fonctions administratives ou privées. Le syndicat soutient que, même avec des moyens limités tels que trois véhicules blindés et des drones kamikazes, l’institution dispose d’un minimum de ressources pour reprendre le contrôle de la capitale et mettre fin à ce qu’il qualifie d’« insécurité programmée ».
Gesnel Moïse/Levoiciinfonews












