Lors de son intervention à l’émission « Espace Vérité », diffusée le vendredi 20 février 2026 sur Radio Sans Fin et animée par Gilbert Cicéron, Djina Guillet Delatour, ancienne coordonnatrice du Programme national de cantines scolaires (PNCS), coordonnatrice nationale de Kasasyon Nou Prale (KNP) et membre de l’Initiative 24 avril, a formulé de vives critiques à l’encontre du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’elle qualifie de dirigeant « démissionnaire ».

Elle soutient qu’il est politiquement et juridiquement impossible pour le chef du gouvernement de continuer à diriger le pays en l’absence d’un nouvel accord structurant. Selon elle, son autorité était directement liée au Conseil présidentiel de transition et à l’accord du 3 avril. La disparition de ce cadre priverait désormais ses décisions de base légitime.
Sur le plan sécuritaire, elle estime que le Premier ministre, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la Police nationale, porte la responsabilité de la recrudescence des enlèvements et de la dégradation du climat sécuritaire. Elle affirme qu’aucune justification ne saurait être avancée face à cette situation et met en garde contre une gestion isolée de la crise.
L’ex-coordonnatrice du PNCS questionne également la compétence et la préparation des dirigeants actuels. Elle dénonce des responsables qu’elle décrit comme « parachutés », mettant en doute leur compréhension des réalités nationales et géopolitiques. Elle plaide pour une gouvernance fondée sur la technicité, la méthode et des résultats mesurables.
Concernant les démarches de dialogue entreprises par l’exécutif, elle confirme que son regroupement politique a été contacté par téléphone. Elle rejette cependant toute négociation informelle et exige une invitation officielle et publique, estimant que la transparence constitue une exigence fondamentale dans le contexte actuel.
Djina Guillet Delatour considère que la gouvernance politique d’Alix Didier Fils-Aimé est arrivée à épuisement. Elle affirme que seul un accord très inclusif peut sortir le pays du chaos, la situation étant, selon elle, juridiquement, socialement, administrativement et politiquement très compliquée.
La rédaction Levoiciinfonews












