Dans une salle minuscule à la villa d’accueil, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a officiellement présenté ce lundi 23 février 2026, le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. La cérémonie s’est déroulée devant plusieurs dizaines de représentants de partis politiques, de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, de la société civile, du corps diplomatique et consulaire, ainsi que d’organisations internationales.
À ce niveau, le chef du gouvernement a décrit ce pacte comme un outil indispensable pour restaurer la sécurité et garantir des élections transparentes, plaçant l’intérêt collectif au-dessus des ambitions partisanes. Il a exhorté les acteurs politiques et la société civile à privilégier un dialogue honnête afin de bâtir un environnement pacifié pour les générations futures.
Selon lui, la signature de ce document constitue une « trêve entre adversaires politiques », visant à transformer les divisions démocratiques en une force de stabilité durable. Le pacte repose sur plusieurs piliers : mettre fin aux blocages institutionnels, renforcer la justice, assurer la sécurité dans les quartiers et garantir la crédibilité du processus électoral.
De surcroît, le locataire de la primature et également chef de l’exécutif a insisté sur le caractère patriotique de l’engagement, où les signataires acceptent de placer l’intérêt national au-dessus des calculs politiques. La stabilité, a-t-il souligné, ne dépend pas uniquement de mesures sécuritaires, mais aussi de la création de richesse, de l’accès à l’éducation et de l’innovation.
Parallèlement, Carlos Ruiz, représentant des Nations Unies en Haïti, a salué la signature du pacte, qu’il considère comme un acte politique majeur. Il a rappelé que la priorité absolue demeure le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles, tout en insistant sur la responsabilité partagée des acteurs locaux et l’unité nationale pour mettre fin à la transition.
Présent à cette cérémonie, Jerry Tardieu, membre signataire de ce pacte national a exigé du gouvernement de transition une impartialité totale, le rétablissement immédiat de la sécurité et la modernisation de l’administration électorale, incluant le vote de la diaspora.
En outre, ce pacte prévoit la création d’un Conseil électoral provisoire moderne et professionnel, comme l’a mentionné dans article 18, chargé d’organiser des élections sans violence et d’intégrer pour la première fois le vote des Haïtiens vivant à l’étranger. Un comité de suivi articles 20 à 22 veillera au respect du calendrier électoral et corrigera toute dérive politique, garantissant que le gouvernement reste impartial et au service exclusif du pays.
En somme, ce pacte représente un socle commun où des partis aux intérêts divergents ont accepté de faire des concessions pour privilégier l’intérêt national. Il se veut un ciment de stabilité, transformant la compétition politique en engagement démocratique, et ouvrant la voie à des élections crédibles et à un transfert pacifique du pouvoir.
La rédaction Levoiciinfonews













