En effet, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a dénoncé ce qu’il considère comme un contrat « juridiquement illégal et institutionnellement vicié » de 542 634 238 dollars américains, validé par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) au profit de la société Evergreen Trading System Limited, dirigée par Éric Prince.
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Djovany Michel, le réseau souligne que le mandat des membres de la CSC/CA est arrivé à expiration depuis avril 2024, sous la gouvernance de l’ancien Premier ministre Ariel Henry. Selon le RHAJAC, une institution dont les membres sont en situation de mandat échu ne peut engager l’État sur un contrat de dix ans d’une telle ampleur.
À ce niveau, le réseau rappelle également que le pays fonctionne sans Parlement opérationnel, privant ainsi l’accord de tout contrôle législatif et de débat démocratique. Pour une dépense stratégique de plus de 542 millions USD, portant sur la souveraineté sécuritaire et budgétaire du pays.
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a exigé la suspension immédiate de l’exécution du contrat, la publication intégrale des documents contractuels. Selon RHAJAC , tout contrat à ce niveau doit attendre un Parlement fonctionnel et des institutions indépendantes pour l’analyser.
À cet effet, la lutte contre l’insécurité ne peut servir de prétexte à contourner l’État de droit. Dans un contexte d’insécurité, même si les membres de la CSC/CA ne seraient pas compromis, pourraient-ils travailler en toute indépendance en fin de mandat avec un exécutif sans contre-pouvoir ?
La rédaction Levoiciinfonews











