Face à l’effondrement progressif de l’administration publique haïtienne, minée par le clientélisme politique et l’inefficacité, une question s’impose : pourquoi l’État continue-t-il d’ignorer ses propres compétences ?
Le profil de M. Uder Antoine apporte une réponse claire. Avec plus de 33 ans d’expérience en audit, gouvernance et gestion de projets complexes, cet expert incarne le type de leadership technique indispensable pour redresser des institutions en perte de repères.

Dans un système où les nominations reposent davantage sur des loyautés politiques que sur le mérite, l’absence de rigueur alimente corruption, gaspillage et inefficacité. À l’inverse, l’expertise de M. Antoine en contrôle interne, en gestion financière et en lutte contre la fraude offre des solutions concrètes : procédures claires, mécanismes de suivi et culture de redevabilité.
Son parcours au sommet de l’État renforce cette crédibilité. À la Primature et à l’OMRH, il a déjà piloté des chantiers de réforme administrative. Mais c’est surtout son passage au Conseil électoral provisoire (CEP), comme Directeur exécutif de 2016 à 2019, qui marque les esprits : il a contribué activement à l’organisation des dernières élections jugées acceptables dans le pays, un rare exemple d’efficacité institutionnelle dans un contexte pourtant fragile.
Cette capacité à produire des résultats, même dans des environnements complexes, est précisément ce qui manque aujourd’hui à l’administration publique.
À cela s’ajoute une vision moderne de la gestion publique, basée sur les résultats, la transparence et la performance des principes qu’il a déjà appliqués dans des projets financés par des partenaires internationaux.
Enfin, son rôle de formateur rappelle une évidence souvent négligée : aucune réforme ne tient sans transmission de compétences. Former, encadrer et structurer une nouvelle génération de cadres est indispensable pour éviter de reproduire les mêmes échecs.
Haïti ne manque pas de talents. Elle manque de choix courageux.
Dans une crise aussi profonde, continuer à privilégier le clientélisme au détriment de la compétence n’est plus seulement une faiblesse du système : c’est un risque pour l’avenir même de la nation.
Gilbert Cicéron/ Levoiciinfonews









