Plusieurs partis politiques, organisations de la société civile, groupes de la diaspora et structures sociopolitiques signataires de la déclaration conjointe du 2 mars ont dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 19 mars 2026, ce qu’ils qualifient de « coup d’État déguisé », accusant Alix Didier Fils-Aimé et ses alliés de confisquer le pouvoir politique dans un contexte de crise persistante.

Ces acteurs affirment que la situation du pays s’est gravement détériorée depuis le 7 février 2026, évoquant non pas une simple crise politique, mais un projet qu’ils jugent contraire aux intérêts nationaux et menaçant la souveraineté ainsi que l’ordre constitutionnel établi.
Au cœur de leurs critiques figure le décret du 7 février 2026, par lequel Alix Didier Fils-Aimé se serait autoproclamé chef du pouvoir exécutif. Les signataires estiment que cet acte constitue une violation grave de la Constitution de 1987 amendée et un affront aux principes démocratiques.
Les organisations dénoncent également la signature de contrats par des responsables gouvernementaux, qu’elles jugent illégitimes et susceptibles de compromettre les intérêts du pays. Elles évoquent l’existence de réseaux d’influence agissant dans l’ombre pour orienter les décisions politiques.
Sur le plan sécuritaire, elles dressent un bilan jugé préoccupant, soulignant l’absence de résultats concrets malgré plusieurs mois de gestion. Elles pointent notamment le fait qu’aucun chef de gang majeur n’a été arrêté et que les axes routiers nationaux restent largement sous menace.
Les intervenants critiquent aussi les choix des autorités en matière de sécurité, accusant le pouvoir de privilégier des acteurs étrangers au détriment des forces nationales, tout en procédant à des changements internes dans la police qui, selon eux, affaibliraient la lutte contre l’insécurité.
Concernant les élections, ces organisations estiment qu’un scrutin ne peut être organisé dans les conditions actuelles. Elles plaident pour un dialogue national inclusif devant aboutir à un accord politique, préalable indispensable à toute organisation électorale crédible.
Les signataires réaffirment leur engagement à défendre la souveraineté nationale, le respect de la Constitution et les intérêts du peuple haïtien, tout en appelant à une mobilisation collective pour restaurer l’ordre institutionnel et la légitimité démocratique.
Gilbert Ciceron / Levoiciinfonews









