Dans un contexte de crise persistante, la fédération « Akò Kay Jeanjean » durcit le ton et s’impose comme une nouvelle voix de contestation contre la gouvernance actuelle. Réunies en conférence de presse le lundi 23 mars, plusieurs organisations ont annoncé leur intention de passer à l’offensive à travers des mobilisations populaires si leurs revendications restent lettre morte.

Regroupant notamment l’OPSDL, OJAHAR, OCFEDH, Nouvo-Fusion, FORPROPRE et la FKMD, cette coalition entend incarner les frustrations d’une population confrontée à l’insécurité, aux déplacements forcés et à la paralysie des services de base.
Au centre de leurs exigences figurent des mesures jugées urgentes : le rétablissement d’un climat sécuritaire permettant le retour des déplacés dans leurs quartiers, la réouverture de l’Hôpital Universitaire de l’État d’Haïti (HUEH), ainsi que la reprise du contrôle des axes routiers stratégiques pour relancer les échanges commerciaux à l’échelle nationale.
Prenant la parole lors de cette rencontre, Wilner Berlus, ancien responsable au niveau départemental de l’Ouest, a dénoncé une gouvernance déconnectée des réalités sociales. Selon lui, cette initiative traduit une volonté claire de rupture avec l’indifférence étatique et de défense des couches les plus vulnérables.
Face à ce qu’elle qualifie d’inaction gouvernementale, la fédération annonce déjà une série de manifestations et de sit-in visant à accentuer la pression sur les autorités dirigées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Cette montée en puissance d’acteurs de la société civile intervient à un moment clé, alors que la question électorale occupe le devant de la scène, dans un pays toujours en quête de stabilité et de réponses concrètes aux urgences sociales.









