Les déclarations de Donald Trump sur Cuba et la Colombie, faites au début du mois de janvier 2026, ont ravivé les tensions diplomatiques en Amérique latine, quelques jours seulement après l’opération américaine ayant conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela. Lors de prises de parole publiques, le président américain a tenu un discours particulièrement offensif, laissant entrevoir une possible extension de la pression américaine dans la région.
À propos de Cuba, Donald Trump a affirmé que l’île était « prête à tomber », estimant que la disparition du soutien vénézuélien, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, fragiliserait gravement le régime de La Havane. Selon lui, l’effondrement économique du Venezuela priverait Cuba d’un allié stratégique essentiel, rendant inutile, à terme, une intervention militaire directe des États-Unis. Ces propos s’inscrivent dans la continuité d’une ligne dure adoptée par Trump à l’égard du régime cubain, régulièrement accusé d’autoritarisme et d’hostilité envers Washington.
La Colombie n’a pas été épargnée par cette rhétorique. Donald Trump a qualifié le pays de « très malade » et a accusé le gouvernement colombien, dirigé par le président Gustavo Petro, de complaisance à l’égard du narcotrafic. Il a notamment mis en cause la production et l’exportation de cocaïne vers les États-Unis, affirmant que la situation représentait une menace directe pour la sécurité américaine. Interrogé sur l’éventualité d’une action militaire contre la Colombie, Trump a répondu que cette option lui « semblait une bonne idée », une déclaration qui a immédiatement suscité l’inquiétude et de vives réactions.
Ces propos ont été interprétés par de nombreux observateurs comme une escalade verbale majeure, alimentant la crainte d’une politique étrangère américaine plus agressive à l’égard de plusieurs pays d’Amérique latine. Ils interviennent dans un contexte régional déjà tendu, marqué par l’instabilité politique au Venezuela et par des relations diplomatiques fragilisées entre Washington et plusieurs capitales latino-américaines.
À La Havane comme à Bogota, ces déclarations ont été dénoncées comme des menaces inacceptables et une atteinte à la souveraineté nationale. Sur la scène internationale, elles relancent le débat sur le risque d’un retour à une logique d’ingérence et de confrontation directe dans une région historiquement marquée par l’influence américaine. En quelques phrases, Donald Trump a ainsi replacé Cuba et la Colombie au cœur d’un discours sécuritaire et interventionniste, dont les conséquences diplomatiques pourraient s’avérer durables.
Gilbert Cicéron # Levoiciinfonews

