À peine revenu d’Europe, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a convoqué ce mardi 12 mai, un Conseil des ministres extraordinaire pour réaffirmer la « détermination totale » de l’État à rétablir l’ordre républicain. Mais derrière les formules solennelles et les promesses répétées, la réalité vécue par les habitants de la Plaine du Cul-de-Sac et de l’Artibonite contredit brutalement ce discours officiel.

Alors que le communiqué parle de « dispositions concrètes » et de « riposte énergique », les quartiers populaires continuent de compter leurs morts sous les balles des gangs. Les habitants, pris en otage par des affrontements quotidiens, peinent à croire à une mobilisation réelle des « ressources nécessaires » évoquées par le gouvernement. Les forces de l’ordre, elles-mêmes en sous-effectif et mal équipées, peinent à contenir la violence.
Toutefois, le locataire de la primature insiste sur la volonté de « mettre les bandits hors d’état de nuire » et de « restaurer durablement la paix publique ». Pourtant, aucune précision n’est donnée sur les moyens déployés, ni sur le calendrier des actions promises. Les appels au calme et à la solidarité nationale sonnent creux face à l’absence de résultats tangibles.
Dans les zones les plus touchées, la population dénonce une communication gouvernementale déconnectée de la réalité : les promesses de sécurité se répètent, mais les cadavres s’accumulent. La Plaine du Cul-de-Sac et l’Artibonite illustrent tragiquement l’écart entre les déclarations officielles et l’impuissance de l’État à protéger ses citoyens.
En domme, ce Conseil des ministres extraordinaire apparaît davantage comme une mise en scène politique que comme une réponse crédible à la crise sécuritaire. Les habitants, eux, attendent des actes concrets, pas des slogans.
Likenton Joseph
Le Voici Info News (LVIN)








