Le 12 janvier 2010, la terre a tremblé en Haïti, emportant des vies, des maisons, des quartiers entiers et laissant une cicatrice profonde dans la mémoire nationale. Seize ans plus tard, le souvenir de ce drame reste vif, mais les leçons que le pays aurait dû en tirer restent en grande partie à l’état de promesses.

Un tremblement de terre n’est jamais seulement un événement naturel. Il révèle aussi la fragilité des sociétés face aux crises : infrastructures insuffisantes, préparation minimale, institutions encore trop faibles pour protéger efficacement leurs citoyens. En Haïti, la catastrophe a montré à quel point la résilience du peuple est immense, mais aussi combien la gouvernance et les politiques publiques doivent être renforcées pour que la tragédie ne se répète pas.
Au-delà de la douleur, le passage du tremblement de terre doit nous rappeler l’importance de la prévention. Construire selon des normes parasismiques, renforcer les systèmes de santé et d’éducation, assurer une planification urbaine efficace : ce sont des mesures concrètes qui protègent des vies et préservent l’avenir.
Enfin, chaque souvenir du 12 janvier invite à réfléchir sur la solidarité, locale et internationale. La reconstruction ne peut pas reposer uniquement sur l’aide extérieure ou sur la générosité de la diaspora. Elle doit être accompagnée d’un engagement citoyen, d’une volonté politique réelle et d’une stratégie de développement durable.
Se souvenir, oui, mais agir est essentiel. Car derrière les ruines laissées par le tremblement de terre se dessine toujours l’avenir d’Haïti, fragile mais possible.
Le Voici News (LVN)



