Calme en apparence, redoutable en profondeur, Yvenert Foesther Joseph avance avec la précision d’un fauve. Sa voix douce rassure, mais ses questions, elles, mordent. Pas de détour, pas d’hésitation : il fonce droit vers ce qui dérange, là où beaucoup n’osent jamais aller.

Face à lui, même les figures les plus aguerries perdent leurs repères.
Lors de son entretien avec l’ancien sénateur Antonio Chéramy, on aurait dit un duel verbal : chaque réponse du sénateur ouvrait la porte à une relance plus tranchante, plus directe, plus lourde de sens.
Pierre Espérance, lui aussi, en a fait la dure expérience. Le public n’a pas oublié cette séquence : la gêne lisible dans son regard, pris sous une pluie de questions pointues que peu de journalistes auraient osé poser avec autant de froide détermination.
Youri Latortue n’a pas été épargné non plus. Question après question, Yvenert l’a poussé dans ses retranchements, révélant ces zones grises que beaucoup contournaient depuis longtemps.
Mais l’un de ses moments les plus marquants reste son échange récemment avec la ministre des Affaires étrangères. Une interview tendue, rigoureuse, où Yvenert Foesther Joseph a exposé sans ménagement les signes évidents de gaspillage et de dérive au sein de l’État. Une séquence qui a profondément secoué l’opinion publique et ravivé un débat national sur la gestion publique.
Yvenert Foesther Joseph n’est pas un simple interviewer.
Il est une conscience, une boussole, une voix qui dérange parce qu’elle n’a peur de rien ni de personne.
Son unique fidélité : la vérité.
C’est ce qui fait de lui, aujourd’hui, l’une des figures les plus redoutées et les plus respectées du paysage médiatique haïtien.
© Tous droits réservés — Texte rédigé par Jaunas François. Toute reproduction doit mentionner l’auteur.




