Le syndicat SPNH-17 a formellement démenti, le samedi 31 janvier 2026, la disparition présumée de 300 armes et d’un million de munitions au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH). Cette clarification vise à protéger l’intégrité des cadres de l’institution, notamment l’ex-DG Normil Rameau, le Commissaire Azor, l’Inspecteur général Alfonse Enol Arnold, l’IG Rony Antoine Bazile et Philippe Jovin, membre du personnel administratif de la PNH. Le syndicat affirme que ces responsables font l’objet d’une campagne de désinformation infondée.
Les données techniques précisent que le matériel indexé correspond en réalité à un lot de 370 fusils T4. Ces armes ont été légalement empruntées aux Forces armées d’Haïti (FADH) au début de l’année 2025 afin de renforcer les capacités opérationnelles des unités de terrain. Selon le syndicat, elles ont été rigoureusement enregistrées dans la base de données de la PNH, ce qui invalide les théories de détournement de stock.
Le système de gestion du matériel sensible repose sur une surveillance stricte, tant au niveau national qu’international. Le contrôle des armes et du million de munitions est assuré par le BINUH, l’ANL et la PNH. Ce protocole de vérification tripartite garantit une traçabilité permanente, rendant techniquement impossible toute disparition massive sans laisser de traces administratives ou de rapports d’inventaire contradictoires.
Dans le cadre de l’enquête judiciaire, le Commissaire Azor a déjà transmis tous les justificatifs nécessaires au Juge Walter. En tant que responsable du service des armes et munitions et membre de la première promotion de la PNH, il a produit des preuves documentaires réfutant les accusations de corruption.
Le SPNH-17 dénonce une manœuvre politique destinée à salir la réputation de fonctionnaires jugés honnêtes et compétents. L’organisation maintient une position ferme contre toute tentative de déstabilisation de la hiérarchie policière par des dossiers qualifiés de « préfabriqués ». Pour le syndicat, la transparence des chiffres et la rigueur des registres actuels suffisent à clore la polémique sur la gestion de l’arsenal institutionnel.
La rédaction Levoiciinfonews











