Comme convenu, le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) a pris fin le 7 février dernier. Plusieurs organisations politiques prônent un dialogue inclusif afin de doter le pays de nouveaux dirigeants. À cet effet, l’organisation Èveil Grand Sud (EGS) a publié, ce dimanche 8 février 2026, un communiqué dans lequel elle constate la fin du mandat du CPT, conformément à l’accord du 3 avril 2024. L’organisation rappelle que le Conseil quitte le pouvoir sans avoir rempli ses principales missions, notamment le rétablissement de la sécurité, l’organisation des élections et la mise en place d’un mécanisme de consultation nationale.

En ce sens, Èveil Grand Sud (EGS) déplore que la transition n’ait pas permis de bâtir une gouvernance consensuelle et inclusive. Toutefois, la structure note la montée des tensions et de la confusion politique, alors que plusieurs secteurs de la société civile et de la classe politique réclament la mise en place d’un exécutif biséphale pour conduire le pays vers des élections crédibles.
À ce niveau, Èveil Grand Sud a mentionné les propositions formulées par différents acteurs, notamment l’ancien coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, qui a plaidé pour un exécutif à deux têtes, ainsi que l’idée de confier la présidence de l’État au président de la Cour de cassation. Pour EGS, ces options doivent être discutées sans tabou dans le cadre d’un dialogue national. Selon l’organisation, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est invité à ouvrir la voie à ces discussions.
EGS exhorte le gouvernement actuel, désormais dirigé par le Conseil des ministres, à prendre des dispositions urgentes pour engager un dialogue franc et sérieux avec l’ensemble des forces vives de la nation, tout en insistant sur la nécessité de parvenir rapidement à une formule de gouvernance inclusive, issue d’un large consensus entre société civile, classe politique et secteur économique.
Par ailleurs, l’organisation met en avant les attentes spécifiques de la population du Grand Sud, notamment l’amélioration de la sécurité, la réouverture de la Route nationale numéro 2 et des ports régionaux afin de favoriser les échanges commerciaux. De surcroît, EGS affirme que ces revendications doivent être intégrées dans toute solution durable à la crise.
En somme, l’organisation rejette toute ingérence étrangère et insiste sur la primauté d’un dialogue entre Haïtiens. Elle appelle à l’unité nationale et à un accord inclusif pour éviter l’aggravation de la crise, tout en réaffirmant son attachement à l’intégration régionale, à l’autonomie territoriale et à une véritable décentralisation, qu’elle considère comme les bases d’une refondation de l’État et d’un développement durable.
Likenton Joseph
Le Voici Info News











