Dix-sept jours après sa libération, Shelson Sanon a pris la parole dans la presse afin d’expliquer sa position et les circonstances qui ont entouré son parcours et les événements récents. Dans son intervention, il a souligné la signification symbolique du nombre 17, qu’il considère comme un chiffre de perfection. Il a également rappelé que c’est un 17 que le Père de la Nation haïtienne, l’empereur Jean-Jacques Dessalines, a été assassiné, ce qui, selon lui, donne à ce chiffre une portée historique et symbolique importante dans l’histoire d’Haïti.
Au cours de son intervention, Shelson Sanon a affirmé que le système en place aurait comploté contre lui. Selon ses déclarations, plusieurs personnes qui prétendent travailler pour le bien du pays auraient participé à ce complot. Il a notamment évoqué l’implication présumée du directeur général de la Police nationale d’Haïti, Normil Rameau, qu’il accuse d’avoir collaboré avec d’autres acteurs afin de lui faire subir des injustices et de lui nuire.
Shelson Sanon a également expliqué que, dans sa lutte, il s’était entouré de personnes qui se présentaient comme des révolutionnaires et qui affirmaient vouloir se battre pour le changement en Haïti. Toutefois, il a déclaré avoir découvert que certains de ces individus poursuivaient en réalité d’autres intérêts et d’autres objectifs, différents de ceux qu’ils affichaient publiquement.
Face à cette situation, il affirme avoir choisi de s’engager aux côtés de l’ancien sénateur de la Grand’Anse, Guy Philippe. Selon Shelson Sanon, leur objectif était de mener une révolution visant à transformer le pays et à mettre fin au système qu’il qualifie de « système de pression et d’exploitation », un système qu’il accuse d’appauvrir la population et d’empêcher le développement d’Haïti.

Dans son discours, il a insisté sur le fait que cette révolution devait être menée dans l’intérêt du peuple haïtien et dans le but d’apporter le bien-être, la justice et une meilleure gouvernance pour le pays. Il a expliqué que son engagement dans cette lutte reposait sur la conviction que le peuple haïtien mérite un avenir meilleur et un État qui fonctionne réellement au service de la population.
Shelson Sanon a également rappelé les moments où il dénonçait publiquement les crimes et l’insécurité qui frappent le pays. À plusieurs reprises, il avait lancé des slogans tels que « À bas les criminels, à bas les assassins », en référence notamment aux personnes impliquées dans l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, un événement qui a profondément marqué la vie politique et sociale d’Haïti.
Enfin, Shelson Sanon a évoqué une décision importante qu’il dit avoir prise le 29 octobre, date à laquelle il aurait choisi de remettre sa démission à l’ancien ministre des Travaux publics, Joaseis Nader. Cette décision, selon lui, s’inscrivait dans un contexte politique complexe et dans un climat de tensions et de désaccords avec certaines autorités.
À travers cette prise de parole dans la presse, Shelson Sanon affirme vouloir clarifier sa position, dénoncer ce qu’il considère comme des injustices et expliquer les raisons de ses choix politiques et de son engagement dans ce qu’il décrit comme une lutte pour la transformation du système en Haïti et pour l’avenir du peuple haïtien.
Écrit par Marie-Joëlle Cicéron










