
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée ce vendredi 6 mars 2026 à l’hôtel Montana, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris des engagements fermes en faveur de la protection et de l’autonomisation des Haïtiennes. Devant un parterre de membres du gouvernement et de représentants de la société civile, il a annoncé le renforcement des cellules spécialisées dans les parquets et la mise en œuvre de politiques visant l’autonomisation économique des femmes, affirmant que leur dignité et leur sécurité ne sont pas négociables.
La cérémonie de commémoration s’est déroulée autour du thème mondial « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles » et du thème national « Fanm ak tifi dwe jwi dwa yo epi jwenn jistis san fòs kote ». Plusieurs personnalités ont rehaussé cet événement de leur présence, notamment la ministre à la Condition féminine, Pédrica Saint-Jean, la conseillère électorale Yves Marie Édouard, et le représentant spécial de l’ONU en Haïti, Carlos Ruiz Massieu. La représentante d’ONU Femmes, Marie Goretti Nduwayo, ainsi que de nombreuses organisations féministes et acteurs de la société civile étaient également présents.
Cette rencontre a été l’occasion de présenter des avancées significatives issues de travaux récents. Les résultats de deux journées de réflexion interdisciplinaires ont d’abord été dévoilés au public. Ces réflexions ont porté sur les orientations stratégiques pour renforcer la mise en œuvre de la Politique d’égalité Femmes-Hommes 2014-2034. L’objectif est d’accélérer les progrès vers une société plus équitable.
Par ailleurs, la résolution finale d’un atelier interinstitutionnel majeur a été partagée avec l’assistance. Cet atelier était consacré à l’amélioration de la coordination de la prise en charge des femmes et des filles survivantes de violences.
S’exprimant en tant que chef de l’exécutif, M. Fils-Aimé a mis l’accent sur la lutte contre l’impunité. Il a annoncé la consolidation des cellules spécialisées au sein des parquets pour accélérer le traitement des dossiers de violence sexuelle.
« Aucune plainte ne devra être classée sans enquête approfondie », a-t-il martelé. Il a également promis un renforcement de l’assistance juridique pour les plus vulnérables et une formation accrue des magistrats et des policiers.
Au-delà de l’aspect répressif, le Premier ministre a insisté sur les leviers de l’éducation et de l’économie. Il a réaffirmé le soutien indéfectible du gouvernement au maintien des filles à l’école.
Il a également promis d’intégrer systématiquement une approche genrée dans les politiques publiques. L’objectif est de favoriser l’autonomisation économique des femmes à long terme. S’adressant directement à elles, il a déclaré : « Votre dignité n’est pas négociable, votre sécurité n’est pas optionnelle et vos droits sont garantis par la loi. »
Dans une envolée lyrique, M. Fils-Aimé a salué la force et la résilience des Haïtiennes. Il les a qualifiées de « gardiennes de la dignité du peuple » et d’« héritières de femmes courageuses ». Il a tenu à préciser que cette lutte n’est pas un combat contre les hommes. Il s’agit d’une quête de justice bénéfique à l’ensemble de la société, a-t-il expliqué.
Il a lancé un appel aux hommes, les invitant au respect « par devoir filial et patriotique ». Leur mobilisation est essentielle pour bâtir une nation plus juste.
Le thème national a servi de fil conducteur à l’engagement gouvernemental. « Fanm ak tifi dwe jwi dwa yo epi jwenn jistis san fòs kote » résonnait comme un leitmotiv. « Ce n’est pas seulement un slogan, c’est une promesse », a affirmé le Premier ministre. Il s’est engagé à transformer les paroles en actes concrets.
Il a souligné avec force qu’« un pays qui protège ses femmes est un pays qui protège son avenir ». Selon lui, c’est ainsi que la nation libérera toute sa puissance.
Prenant la parole à son tour, la Ministre Pédrica Saint-Jean a salué l’engagement constant du chef du gouvernement. Elle a particulièrement mis en lumière son soutien en faveur d’une participation plus active des femmes.Cette participation accrue des femmes à la vie publique et politique est un axe essentiel, a-t-elle souligné. C’est un gage de progrès pour une démocratie vraiment inclusive.
Cette matinée de commémoration a été conclue dans une ambiance solennelle. La journée s’est achevée sur la promesse d’un avenir où les droits des femmes et des filles seront pleinement garantis.
La rédaction Levoiciinfonews












