Alors que le calendrier électoral prévoit l’organisation du premier tour de l’élection présidentielle avant la fin de l’année, les discussions entre le gouvernement et le Conseil électoral provisoire (CEP) continuent de buter sur des divergences internes, notamment autour de la nomination du nouveau directeur général de l’institution.
Une réunion s’est tenue le dimanche 7 juin 2026 entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et les membres du CEP afin d’aborder le projet de décret électoral. Selon une source proche du dossier, cette rencontre avait été sollicitée par les conseillers électoraux eux-mêmes dans l’objectif de trouver un terrain d’entente sur les principaux points de désaccord.

Toutefois, aucune avancée majeure n’a été enregistrée à l’issue des échanges. Si les discussions sur le décret semblent avoir progressé, le principal point de friction demeure la nomination de Uder Antoine au poste de directeur général du CEP.
D’après les informations recueillies, les conseillers électoraux ne remettent pas en cause la création du poste de directeur général, estimée nécessaire pour renforcer les capacités administratives et opérationnelles de l’institution dans la perspective des prochaines échéances électorales. Leur opposition porte exclusivement sur le choix de Uder Antoine pour occuper cette fonction.
Pour plusieurs observateurs, cette position soulève des interrogations dans la mesure où les critiques formulées concernent davantage la personne désignée que les responsabilités liées au poste lui-même. Certains estiment qu’à l’heure où les préparatifs électoraux accusent déjà un retard considérable, l’institution gagnerait à privilégier l’efficacité administrative et la stabilité de son fonctionnement.
Selon la même source, les conseillers électoraux se montrent désormais favorables à la version remaniée du décret électoral présentée par le gouvernement. Leur principale revendication reste le remplacement de Uder Antoine par une autre personnalité à la tête de la direction générale.
Une proposition que le Premier ministre aurait rejetée, cette position traduit la volonté du gouvernement de préserver la continuité administrative au sein du CEP dans un contexte marqué par de nombreux défis organisationnels et sécuritaires.
Pendant ce temps, la population continue de faire face à une crise multidimensionnelle. L’insécurité demeure préoccupante et les attentes autour de l’organisation des élections restent élevées. Dans ce contexte, plusieurs acteurs appellent à dépasser les querelles institutionnelles afin de concentrer les efforts sur les mécanismes susceptibles de garantir la tenue du scrutin dans les délais annoncés.
La rédaction Levoiciinfo









