Le parti INIFOS a présenté ce jeudi 9 avril 2026 son nouveau Bureau exécutif national lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, tout en prenant position sur plusieurs enjeux majeurs, notamment l’insécurité persistante et l’augmentation des prix du carburant.

Lors de cette intervention publique, les responsables du parti ont annoncé la mise en place officielle d’une nouvelle équipe dirigeante composée de onze membres, à la suite du décès de l’ancien coordonnateur national, l’ex-sénateur Paul Denis. L’ingénieur Jean Dieudonné Lubin a été désigné comme nouveau coordonnateur national.
La structure comprend également Me Patrick Séverin au poste de secrétaire général, Pierre Richard Marcelin chargé de l’organisation, ainsi que Serge Vincent comme porte-parole. D’autres figures issues de divers domaines, dont la diplomatie, l’économie et la communication, complètent ce bureau exécutif.
Selon les dirigeants, cette équipe est issue d’un processus organisationnel fondé sur la discipline et l’engagement idéologique. Elle aura pour mission de renforcer la présence du parti sur l’ensemble du territoire, de défendre les intérêts des couches populaires et de proposer une alternative politique jugée crédible et progressiste.
Par ailleurs, INIFOS a fermement condamné les violences armées qui continuent de frapper la population, en particulier le massacre survenu à Petite-Rivière de l’Artibonite. Le parti dénonce l’absence d’un plan de sécurité cohérent basé sur la prévention, la justice sociale et le renforcement des institutions étatiques, tout en exprimant sa solidarité envers les victimes.
S’agissant de la hausse des prix du carburant, les responsables politiques critiquent une décision prise sans mesures d’accompagnement suffisantes. Ils estiment que cette augmentation risque d’aggraver les conditions de vie de la population, notamment pour les personnes déplacées, les familles et les acteurs du secteur éducatif, tout en accentuant les tensions dans les transports publics.
INIFOS appelle les autorités à prendre des mesures concrètes pour rétablir la sécurité, rouvrir les axes routiers stratégiques et organiser des élections crédibles. Le parti prévient qu’il pourrait revoir sa position vis-à-vis des initiatives gouvernementales en cours si aucune avancée significative n’est constatée.
Gesnel Moïse









