Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a dénoncé avec vigueur, ce mercredi 28 janvier 2026, à l’émission Espace Vérité sur Radio Sans Fin, un « désastre financier » qu’il attribue aux plus hautes sphères de l’État. Il affirme que d’importants décaissements ont été effectués récemment afin d’enrichir des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du cabinet ministériel, dans le but de consolider leur emprise politique.
Pierre Espérance accuse les autorités d’avoir procédé à ces opérations au Trésor public de manière irrégulière, en validant des paiements sans aucune couverture budgétaire. Pour le militant des droits humains, ces avantages financiers indûment accordés constituent un pillage délibéré des ressources nationales à des fins personnelles et claniques.
Il a annoncé la publication imminente de données chiffrées précises qui, selon lui, pourraient provoquer une onde de choc au sein de l’appareil étatique. Il a martelé que les responsables de ces transactions illicites devront répondre de leurs actes devant la justice, soutenant que l’impunité ne saurait prévaloir face à des détournements d’une telle ampleur.
Le défenseur des droits humains a également fustigé l’attitude du ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus. Selon lui, il est désormais trop tard pour un quelconque retrait, les irrégularités commises ces derniers jours ayant déjà engagé la responsabilité des dirigeants impliqués dans ce scandale.
Par ailleurs, il a appelé le Conseil présidentiel de transition à mettre un terme à ce qu’il considère comme des manœuvres visant à renverser le gouvernement, avertissant que leurs auteurs s’exposent à de graves conséquences. Estimant qu’ils ne disposent d’« aucune chance » de se maintenir au pouvoir après le 7 février, il les a exhortés à libérer leurs bureaux dès le 5 février et à regagner leurs domiciles tôt le vendredi 6 février, afin d’éviter toute dérive institutionnelle.
Gilbert Cicéron/ Levoiciinfonews













