L’Initiative du 24 avril remet en question la légitimité et l’opportunité du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, estimant que ce document ne répond ni aux exigences démocratiques ni aux attentes profondes de la population. Dans une note publique, la structure considère que l’accord reflète davantage une entente politique restreinte qu’une véritable démarche de refondation nationale.
Selon la plateforme, le pacte constituerait un mécanisme de consolidation du pouvoir au profit d’un cercle d’acteurs politiques et économiques, au lieu d’un instrument de sortie de crise. Elle critique notamment le fait que la légitimité de l’actuelle équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’appuierait sur un accord qui, à ses yeux, ne repose pas sur un consensus large et inclusif.
L’Initiative du 24 avril dénonce également ce qu’elle perçoit comme une tendance à prolonger la transition politique sans garanties claires quant au respect des échéances constitutionnelles. Elle redoute que le pacte n’aboutisse à un affaiblissement accru des institutions régaliennes, déjà fragilisées par l’instabilité et la crise sécuritaire.
Plaidant pour une alternative, la structure appelle à l’élaboration d’un plan de gouvernance issu d’un véritable dialogue national. Elle insiste sur la nécessité d’un processus transparent, inclusif et sincère, capable de rassembler les forces vives du pays autour d’un objectif commun : restaurer la sécurité, renforcer les institutions et créer les conditions crédibles pour la tenue d’élections.
En conclusion, l’Initiative du 24 avril exhorte les acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la nation et invite la population à demeurer vigilante face à toute démarche qu’elle juge contraire aux aspirations démocratiques.
La rédaction Levoiciinfonews













