Plus de deux mois après avoir achevé leur formation à l’Académie nationale de police, les membres de la première cohorte du programme P-4000 attendent toujours la remise officielle de leurs badges. Une situation qui soulève des inquiétudes croissantes et met en lumière des lenteurs administratives au sein de l’institution policière.

En dépit de leur formation complétée, ces nouveaux policiers ne disposent d’aucun insigne attestant formellement de leur appartenance à la Police nationale. À la place, ils sont uniquement munis d’une lettre d’affectation, un document jugé insuffisant par plusieurs observateurs. Ces derniers évoquent un vice à la fois de fond et de forme, dans la mesure où l’absence de badge compromet la reconnaissance officielle et opérationnelle de ces agents sur le terrain.
Cette situation n’est pas sans conséquence. Elle alimente un climat d’inquiétude quant à la sécurité même de ces policiers, exposés à des risques accrus faute d’identification claire. Dans un contexte sécuritaire déjà fragile, ce manquement administratif est perçu comme un facteur aggravant.
Par ailleurs, cette lenteur inexpliquée suscite des interrogations plus profondes. Certains observateurs vont jusqu’à évoquer l’éventuelle influence de certaines délégations diplomatiques dans ce processus, alimentant ainsi les suspicions autour de la gestion du programme P-4000.
Face à ces préoccupations, aucun positionnement officiel clair n’a encore été communiqué par la direction générale de la Police. En attendant, les membres de cette première cohorte demeurent dans une situation précaire, entre engagement au service de la nation et absence de reconnaissance formelle de leur statut.









